3 commentaires:
Bernard Bougel a dit…
Je crois que tous ces verbes : "revoir ...", "motiver ...", "amener ..." ne donnent rien si l'entreprise n'a pas, fortement inscrite dans ses gênes, la culture du client. Comme tous les éléments culturels, ils viennent soit du fond de l'histoire du fondateur de l'entreprise, soit d'un travail engagé et poursuivi sans relâche par le patron au plus haut niveau.
Je serai partisan que cette culture soit instillée très en amont, c'est à dire à l'Université et les Grandes Ecoles. A côté des cours d'éducation civique, il devrait y avoir des cours d'éducation à la culture client.
Ainsi n'aurions-nous plus(ou bien moins) l'impression que, lorsque nous nous avisons d'en devenir client, nous "dérangeons" dans bien des entreprises ...
13 janvier 2010 12:40
Jean-François a dit…
C'est quelquefois aussi un problème culturel, de civilisation: constater la différence d'accueil dans une cafeteria aux US et en France! Certains pays ont plus que d'autre une culture du service, de la considération client...
13 janvier 2010 13:26
Antoine CLAVE a dit…
>> "Si on demande au client ce qu'il veut, il ne le sait pas, donc l'innovation vient de notre marketing et de nos technologies…".
Ce problème est récurrent. Les responsables de projets le rencontrent également dans les entreprises : "les utilisateurs ne savent pas ce qu'ils veulent. Donc on propose, on innove, on met au point une solution et on la déploie" : tel est le leitmotiv si souvent entendu de la part des fonctions support (informatique, mais pas seulement).
C'est un très difficile problème : accoucher correctement du problème à résoudre de façon qu'une solution soit envisageable. Faire en sorte que les demandeurs s'expriment en terme de problème à résoudre, et non en termes de solution technique à implémenter.
Ce qui nécessite de la part du concepteur de la solution (le fournisseur), d'être capable d'entendre le langage métier du demandeur (son client).
D'autre part, je me dis que si nous n'achetions que des objets correspondant strictement à nos besoins, une source importante d'innovation risquerait de se tarir. Le délice (et délire) technologique a malgré tout quelques vertus ...
Enfin sur la reliance, le mythe de Babel (la fameuse tour) est très instructif. Mais cela nous entraînerait trop loin.
15 janvier 2010 01:02
vendredi 15 janvier 2010
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A la lecture de cet excellent éditorial, il me vient 2 remarques:
RépondreSupprimer1. Les logiciels intégrés d'ERP & Co essaient justement d'éviter les zones organiques non-informatisées qui introduisent des "trous" dans les processus et qui sont des zones de danger potentiel
2. En fait, les services ventes se focalisent sur les concurrents. Et ils imaginent qu'en étant rivés sur les parts de marché de leurs concurrents, ils se focalisent sur les clients...
La phrase d'Edgar Morin est vraiment superbe !